Formation IA

Formation IA dirigeants : obligations AI Act 2026

L'article 4 a été réécrit le 27 juillet 2026 en obligation de moyens. Qui former, à quel niveau, et comment financer intégralement via OPCO.

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Laurent Bouzon

Fondateur & CEO

Image d'illustration pour l'article "Formation IA dirigeants : obligations AI Act 2026"

Soixante-deux pour cent des dirigeants de PME et ETI françaises n'ont suivi aucune formation IA depuis deux ans (Bpifrance/IFOP, avril 2025, enquête conduite auprès de 515 dirigeants). Dans le même temps, l'obligation de littératie IA est en vigueur depuis le 2 février 2025.

Sauf que cette obligation n'a plus le contenu qu'on lui prête. Le règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026 — le « Digital Omnibus on AI », entré en vigueur le 27 juillet 2026 — a réécrit l'article 4. Il ne s'agit plus d'assurer un niveau de connaissance, mais de *soutenir le développement* de la littératie IA. Le texte précise même qu'il « n'impose pas de garantir un niveau spécifique de littératie IA pour un individu ».

Ce guide vous explique ce que la loi demande réellement aujourd'hui, qui former, combien de temps, et comment financer tout cela sans débourser un euro de votre trésorerie. Parce que la raison de former vos équipes vient de changer — et qu'elle est devenue plus solide, pas moins.

Ce que l'article 4 demande, et ce qu'il ne demande pas

Le texte, dans sa version applicable

L'article 4 de l'AI Act a été intégralement remplacé le 27 juillet 2026 :

Les fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA doivent « prendre des mesures pour soutenir le développement de la littératie IA » de leur personnel et de toute autre personne s'occupant, en leur nom, du fonctionnement et de l'utilisation de systèmes d'IA, en tenant compte de leurs connaissances techniques, de leur expérience, de leur formation et du contexte d'utilisation. Le texte ajoute que « cette obligation n'impose pas de garantir un niveau spécifique de littératie IA pour un individu ».
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*Article 4 de l'AI Act tel que modifié par le [règlement (UE) 2026/1744](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2026/1744/oj/eng) (EUR-Lex)*

⚠️ Attention au contresens. La date d'application de l'article 4 n'a pas bougé : elle reste le 2 février 2025. Ce qui a changé, c'est la substance de l'obligation. « La règle a changé » n'est pas la même chose que « c'est repoussé ».

Qu'est-ce qu'un fournisseur et qu'est-ce qu'un déployeur au sens de l'AI Act ?

Ce texte vise deux catégories d'acteurs distinctes. Un fournisseur est une entreprise qui conçoit, développe et met sur le marché européen un système d'IA (par exemple, un éditeur de logiciel IA). Un déployeur est une entreprise qui utilise un système d'IA existant dans ses propres activités professionnelles, sans l'avoir développé elle-même. La grande majorité des PME françaises relève de la seconde catégorie, et aucune taille minimale n'est prévue pour s'y soustraire.

Ce que la loi n'impose pas

L'article 4 n'impose pas :

  • Une formation formelle certifiante (toute action de littératie est recevable)
  • La mesure du niveau de connaissance des employés
  • Des certificats ou attestations obligatoires
  • La désignation d'un responsable IA dédié (contrairement au DPO exigé par le RGPD)
  • Un niveau de littératie garanti pour un individu — c'est désormais écrit noir sur blanc dans le texte

C'est une obligation de moyens, et depuis juillet 2026 le règlement le dit lui-même au lieu de le laisser interpréter. Il n'y a plus de niveau à atteindre, donc plus de niveau qu'on puisse vous reprocher de ne pas avoir atteint.

Ce que la loi demande réellement

L'obligation subsistante est simple : prendre des mesures, et les calibrer sur les usages réels. Le texte prévoit d'ailleurs, en contrepartie, que la Commission et les États membres soutiennent les efforts des déployeurs — en visant explicitement les PME — et que la Commission publie des exemples pratiques de conformité.

En pratique, une démarche cohérente s'appuie sur quatre éléments. Aucun n'est exigé par le texte ; tous les quatre servent à ce que la formation ne soit pas dépensée au hasard :

  • Un inventaire des systèmes d'IA utilisés dans l'entreprise
  • Une identification des personnels concernés par ces systèmes
  • Une trace des actions de formation ou de sensibilisation menées
  • Une appréciation du niveau de risque de chaque système

Qu'est-ce qu'un système à haut risque au sens de l'AI Act ? L'annexe III du règlement liste les domaines concernés : recrutement et gestion du personnel, crédit aux particuliers, accès à l'éducation, systèmes d'infrastructure critique, aide à la décision médicale. Un outil de scoring de CV ou un logiciel de notation de la solvabilité d'un client relève de cette catégorie — et ces obligations-là s'appliqueront au 2 décembre 2027, pas en août 2026. Elles sont d'une tout autre lourdeur que l'article 4, et ce sont elles qui méritent votre anticipation.

Ce dernier point renvoie directement à votre [guide complet sur l'AI Act 2026 pour les PME](/blog/ai-act-pme-guide-2026), où les critères de classification des systèmes sont détaillés section par section.

Le calendrier réel, remis à jour

Trois dates circulent dans les discussions sur l'AI Act, et le Digital Omnibus en a modifié deux. Les confondre a un coût opérationnel.

Février 2025 : la date de l'article 4, inchangée

L'article 4 est applicable depuis le 2 février 2025, et le Digital Omnibus n'y a pas touché. Ce n'est pas une échéance future ni une échéance reportée.

La question n'est donc plus « faut-il s'y préparer avant la date ». Il n'y a pas de date. La question est : qu'est-ce qui mérite d'être fait, maintenant que plus rien ne vous y contraint sous peine de constat ?

En pratique, les dirigeants qui ont engagé la démarche tôt consacrent leur temps à l'entretenir. Ceux qui la découvrent maintenant doivent d'abord établir l'inventaire de leurs outils IA, une étape qui prend souvent deux à trois semaines dans une PME de taille intermédiaire.

Août 2026 : la gouvernance, pas la littératie

Le 2 août 2026 entrent en application la gouvernance et les pouvoirs d'exécution (le Bureau européen de l'IA et les autorités des États membres deviennent responsables de la mise en œuvre et de la supervision), les obligations de transparence de l'article 50 — avec une période transitoire de quatre mois pour les systèmes mis sur le marché avant cette date — et la surveillance du marché.

Le dispositif de contrôle existe donc désormais. Mais ce qu'il peut constater en matière de littératie IA s'est considérablement réduit depuis le 27 juillet.

Décembre 2027 et août 2028 : les vraies échéances à anticiper

C'est là que se situe désormais l'effort de préparation :

  • 2 décembre 2027 — systèmes à haut risque de l'annexe III : recrutement et gestion du personnel, crédit, éducation, infrastructures critiques, services essentiels
  • 2 août 2028 — systèmes à haut risque intégrés à des produits (annexe I)

Si vous utilisez un outil de scoring de CV, votre sujet est celui-là — et il est autrement plus exigeant que l'article 4.

Les sanctions

Nous ne citerons aucun montant. Le régime du chapitre XII de l'AI Act a été modifié en même temps que le reste du texte par le Digital Omnibus, et son application article par article n'est pas établie de façon fiable à ce jour. Les chiffres qui circulent — y compris ceux que cet article citait dans sa version précédente — proviennent de la rédaction antérieure du règlement.

Sur le fond, une chose est solide : l'article 4 n'impose plus aucun niveau garanti par individu, donc il n'existe plus de « niveau insuffisant » constatable. Une position juridique ferme sur votre exposition relève d'un avocat spécialisé, pas d'un article de blog.

Formation IA : qui former en priorité, les trois cercles

Qui est concerné par l'obligation de formation IA au titre de l'article 4 ? La réponse courte : toute personne impliquée dans la mise en œuvre ou l'utilisation d'un système d'IA dans votre entreprise. La réponse opérationnelle s'organise en trois cercles de priorité.

Premier cercle : dirigeants et COMEX

La formation IA des dirigeants est le point de départ de toute démarche de conformité. Les membres de la direction portent la responsabilité légale des décisions stratégiques liées à l'IA. Ils valident les contrats avec les fournisseurs de systèmes IA, arbitrent les budgets, définissent les usages autorisés. Sans socle de connaissance minimal, ces décisions sont prises à l'aveugle.

Le niveau attendu pour ce cercle n'est pas technique. Il couvre :

  • La classification des systèmes IA (minimal, limité, haut risque, interdit)
  • Les obligations du déployeur selon le type de système, et leur calendrier réel après le Digital Omnibus
  • Les droits des personnes concernées par les décisions automatisées
  • Ce qui relève de l'annexe III et arrive en décembre 2027

Une journée de formation suffit pour ce profil, à condition qu'elle soit concrète et orientée décision.

Deuxième cercle : managers et encadrants opérant des systèmes IA

Ce sont les véritables cibles de l'article 4, et le cœur de tout programme de formation IA en entreprise. Tout manager qui supervise l'utilisation d'un outil IA (qu'il s'agisse d'un outil de scoring RH, d'un assistant de rédaction, d'un système d'aide à la décision commerciale) est directement concerné.

L'article 4 vise le personnel « et toute autre personne s'occupant, en leur nom, du fonctionnement et de l'utilisation de systèmes d'IA ». Cette portée-là n'a pas été modifiée par le Digital Omnibus.

Ce cercle doit comprendre comment fonctionne le système qu'il supervise, quelles en sont les limites, et comment détecter une anomalie ou un résultat erroné.

Troisième cercle : opérateurs quotidiens des outils IA

Collaborateurs qui utilisent chaque jour un chatbot, un outil de génération de contenu, un système d'automatisation. Le risque ici est l'usage non critique : accepter sans vérification un résultat produit par un outil dont on ne comprend pas les biais potentiels.

La formation IA pour ce cercle peut être plus courte (deux à quatre heures), mais elle doit être pratique et directement liée aux outils utilisés dans le poste.

Pour identifier précisément quels systèmes sont concernés dans votre structure, un [diagnostic IA pour identifier vos systèmes](/blog/audit-ia-pme-guide-complet) est le point de départ le plus efficace.

Quel format de formation IA choisir : sensibilisation ou opérationnel

Comment choisir entre une formation de sensibilisation et une formation opérationnelle ? Le critère n'est pas le temps disponible ni le budget : c'est le niveau de risque réglementaire du système utilisé.

Niveau 1 : la formation IA de sensibilisation (1 jour, 7 heures)

Ce format couvre les fondamentaux pour les dirigeants, cadres et managers utilisant des systèmes à risque minimal ou limité. Objectif : comprendre ce que l'IA fait, ce qu'elle ne fait pas, et pourquoi cela a des implications légales.

Un programme de sensibilisation conforme aborde :

  • Fonctionnement général des systèmes d'IA (sans jargon technique)
  • Classification AI Act et identification des systèmes utilisés en interne
  • Droits et obligations du déployeur
  • Cas concrets d'erreurs ou de biais documentés dans des contextes similaires
  • Réflexes à adopter face à un résultat suspect produit par un outil IA

Ce format de formation IA est finançable à 100 % via l'OPCO pour les PME de moins de 50 salariés.

Niveau 2 : la formation IA opérationnelle (2-3 jours)

Ce format est recommandé pour les personnels qui opèrent des systèmes à haut risque au sens de l'annexe III du règlement. Sont concernés, par exemple, les systèmes d'aide à la décision RH (recrutement, évaluation), les systèmes de scoring crédit, ou les outils de priorisation de dossiers dans les secteurs réglementés.

Pour les systèmes à haut risque, l'AI Act prévoit des obligations de surveillance humaine explicite (article 14). Former les opérateurs n'est pas optionnel.

Ce format de formation IA inclut en général une mise en situation sur les outils réels de l'entreprise, avec des scénarios de contrôle et de détection d'anomalies.

Comment choisir le bon niveau de formation IA

Le critère de sélection n'est pas le budget disponible, mais le niveau de risque du système utilisé. Un dirigeant qui utilise ChatGPT pour rédiger des emails relève du niveau 1. Un DRH qui s'appuie sur un outil de scoring de CV relève du niveau 2.

La bonne démarche consiste à inventorier vos outils IA actuels avant de choisir un format de formation IA. Cette étape, souvent négligée, est pourtant celle qui détermine à la fois votre exposition réelle et l'endroit où le budget formation sera utile.

Ne payez pas la formation IA de votre poche

Quels dispositifs permettent de financer la formation IA en France en 2026 ? Trois circuits principaux existent, qui peuvent se cumuler selon votre profil.

Les OPCO : premier réflexe

Les Opérateurs de Compétences (OPCO) sont les organismes paritaires qui financent les formations professionnelles des salariés, y compris la formation IA. Conditions :

  • L'organisme de formation doit être certifié Qualiopi (certification qualité obligatoire depuis janvier 2022, délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC)
  • La demande de financement doit être déposée avant le début de la formation
  • Le délai de validation est de trois à six semaines

Pour les PME de moins de 50 salariés, la prise en charge peut atteindre 100 % du coût de la formation. Pour les structures de 50 à 300 salariés, les taux varient selon l'OPCO de rattachement et le dispositif mobilisé (plan de développement des compétences, Pro-A, etc.).

Le Plan Osez l'IA (Bpifrance, juillet 2025)

Lancé en juillet 2025, ce dispositif public propose :

  • Des diagnostics cofinancés à 40 % par Bpifrance
  • Une Académie IA gratuite en ligne (contenus accessibles sans condition préalable)
  • Un réseau de 300 ambassadeurs IA déployés en région pour accompagner les PME dans leur démarche

Ce dispositif est complémentaire au financement OPCO. Il couvre notamment les phases amont (sensibilisation, diagnostic), avant même d'engager un programme de formation IA formel.

Les dirigeants non-salariés ont leurs propres fonds

Le financement OPCO concerne les salariés. Les dirigeants non-salariés disposent de fonds dédiés :

  • AGEFICE : chefs d'entreprise du commerce, de l'industrie et des services
  • FAFCEA : chefs d'entreprise artisanale
  • FIF-PL : professions libérales

Ces fonds prennent en charge des formations continues pour les non-salariés, y compris la formation IA si l'organisme est éligible. Les montants et plafonds varient selon le fonds et le secteur d'activité.

Récapitulatif des dispositifs

  1. 1OPCO (salariés) : jusqu'à 100 % du coût, délai 3-6 semaines, condition Qualiopi
  2. 2Bpifrance Osez l'IA : diagnostic à 40 %, académie gratuite, 300 ambassadeurs régionaux
  3. 3AGEFICE / FAFCEA / FIF-PL : fonds dédiés aux dirigeants non-salariés

Le ROI de la formation IA en chiffres

Ce que dit la recherche

Quel est le retour sur investissement d'une formation IA pour les collaborateurs ? Une étude Microsoft-IDC publiée en 2025 mesure un retour de 3,70 euros par euro investi en formation IA, avec un pic à 10,30 euros pour les organisations les plus matures dans leur déploiement.

Source : Microsoft-IDC, "The Business Opportunity of AI", 2025. Étude conduite auprès d'entreprises ayant déployé des formations IA structurées pour leurs collaborateurs.

Ce chiffre recouvre deux effets distincts : le gain de productivité direct (temps de traitement des tâches répétitives) et la réduction des erreurs humaines sur les tâches supervisées par des systèmes IA.

Ce que cela représente concrètement

Pour une PME qui forme 30 collaborateurs concernés par des outils IA, un ROI de 3,70 euros par euro investi signifie que chaque euro de budget formation génère 3,70 euros de valeur productive. Sur une enveloppe OPCO de 15 000 euros, cela représente plus de 55 000 euros de gain projeté sur l'exercice.

La formation IA dirigeants n'est pas un coût de conformité. C'est un investissement dont le retour est mesurable, à condition d'avoir identifié en amont quels usages génèrent réellement de la valeur dans votre structure. L'article [par où commencer avec l'IA dans votre PME](/blog/ia-pour-pme-guide) détaille une méthode de priorisation concrète.

Les entreprises qui n'agissent pas sur la formation IA

Le Baromètre France Num 2025 (enquête conduite auprès de 11 021 entreprises) indique que 37 % des TPE-PME veulent se lancer dans la formation IA mais ne savent pas vers quel organisme se tourner, soit 15 points de plus qu'en 2024. Ce résultat révèle une intention sans méthode, qui se traduit par un statu quo de fait.

Pendant ce temps, IDC (rapport "Closing the Gap", 2025) estime que plus de 90 % des entreprises mondiales font face à des pénuries de compétences IA d'ici 2026. Les entreprises qui forment maintenant acquièrent un avantage opérationnel sur leurs concurrents qui attendent.

Questions fréquentes

L'article 4 de l'AI Act s'applique-t-il à ma PME si j'utilise juste ChatGPT ?

Oui. Dès lors que votre entreprise utilise un outil d'IA dans ses activités professionnelles, vous êtes qualifié de déployeur. L'article 4 s'applique indépendamment de la taille de l'entreprise et de la sophistication de l'outil. ChatGPT, un outil de traduction automatique, un assistant de rédaction : tous relèvent du périmètre du règlement.

Quelle sanction risque-t-on si l'on ne forme pas ses salariés à l'IA ?

Nous ne citons aucun montant : le régime de sanctions de l'AI Act (chapitre XII) a été modifié en même temps que le reste du texte par le Digital Omnibus, et son application article par article n'est pas établie de façon fiable à ce jour. Sur le fond, l'article 4 n'imposant plus aucun niveau garanti par individu, il n'existe plus de « niveau insuffisant » constatable. Le sujet résiduel est l'absence totale de démarche — et le risque concret est opérationnel plutôt qu'administratif.

Qui faut-il former en priorité dans mon entreprise ?

Trois cercles, dans cet ordre : les dirigeants et membres du COMEX (responsabilité légale), les managers qui supervisent des systèmes IA (obligation directe de l'article 4), les collaborateurs qui opèrent des outils IA au quotidien. La priorité absolue va aux personnes impliquées dans des systèmes à haut risque (recrutement automatisé, scoring crédit, aide à la décision médicale, etc.).

Combien de temps dure une formation IA conforme AI Act ?

Deux formats existent selon le niveau de risque des systèmes utilisés. Pour les systèmes à risque minimal, une sensibilisation d'une journée (7 heures) suffit. Pour les systèmes à haut risque, une formation opérationnelle de deux à trois jours est recommandée. L'AI Act ne fixe aucune durée minimale et, depuis le 27 juillet 2026, aucun niveau à atteindre : c'est une obligation de moyens, calibrée sur vos usages réels.

Les formations IA sont-elles finançables par l'OPCO ?

Oui, sous condition Qualiopi. Pour les PME de moins de 50 salariés, la prise en charge peut atteindre 100 % du coût. Le délai de validation est de trois à six semaines : déposez votre dossier avant de commencer la formation. Les dirigeants non-salariés disposent de fonds dédiés : AGEFICE (commerce/industrie/services), FAFCEA (artisanat), FIF-PL (professions libérales).

Passez de la théorie à l'action

L'obligation existe, mais elle ne vous forcera plus la main. Le financement, lui, existe toujours. Et le retour sur investissement de la formation ne dépendait de toute façon d'aucun règlement.

Ce qui manque le plus souvent, c'est le point de départ : savoir quels systèmes IA sont réellement déployés dans votre entreprise, qui les utilise, et quel niveau de risque ils représentent. Sans cet inventaire, vous ne pouvez pas prioriser les formations — vous ne pouvez que dépenser au hasard.

L'Audit IA Express Smart Impulsion répond précisément à cette étape. En trois jours, vous disposez d'un inventaire des systèmes IA utilisés, d'une cartographie des risques (article 4 et annexe III à horizon décembre 2027), et d'une feuille de route incluant les formations prioritaires par cercle.

Le résultat est directement exploitable pour votre demande de financement OPCO.

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*Sources : [Règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026, « Digital Omnibus on AI » — EUR-Lex](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2026/1744/oj/eng), publié au JOUE le 24 juillet 2026, entré en vigueur le 27 juillet 2026 ; Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) ; Bpifrance/IFOP, avril 2025 ; Baromètre France Num 2025 ; Microsoft-IDC, 2025.*

*Article mis à jour le 8 août 2026 pour tenir compte de la réécriture de l'article 4 par le règlement (UE) 2026/1744.*

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À propos de l'auteur

Laurent Bouzon

Fondateur & CEO de Smart Impulsion, expert en intelligence artificielle et transformation digitale. Passionné par l'accompagnement des PME et ETI françaises dans leur adoption de l'IA avec un focus sur le ROI mesurable.

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